LA FAUSSE VICTOIRE DE L’ARGENT, DU TRUCAGE ET DE LA VIOLENCE ELECTORALE PDF Imprimer Envoyer

APPEL CITOYEN  A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

Le peuple togolais a suivi avec révolte et indignation les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 4 Mars 2010, proclamés hier par la CENI. Le Togo vient de subir un nouveau hold-up électoral dont les conséquences seront lourdes pour l’avenir de notre pays.

Plus inquiétantes encore, sont les violences perpétrées tôt ce matin même par Faure Gnassingbé et ses séides, avec l’intrusion intempestive de la police, assortie de violences, près des lieux de vie des membres de la direction de OBUTS et à son siège, puis plus tard dans la matinée de la brève arrestation de Jean-Pierre FABRE ; alors même qu’aucune manifestation violente de la population togolaise, ne s’est produite !

Cet après midi, la manifestation de protestation des jeunes contre l’ignoble forfaiture électorale orchestrée a été sauvagement réprimée à coups de gaz lacrymogènes au niveau du siège de l’UFC. En dépit du retrait des jeunes dans l’enceinte du siège, les forces de sécurité ont continué par les charger de gaz lacrymogènes, révélant par là le mépris avéré de la vie humaine et des droits élémentaires des citoyens du gouvernement sortant.

DE L’ANALYSE PROVISOIRE DES RESULTATS
Comme nous le pressentions, lorsque nous avons dénoncé l’existence de moyens techniques parallèles à ceux de la CENI, mis en place par le pouvoir sortant, pour falsifier les résultats de l’élection présidentielle, la CENI a publié hier des résultats provisoires qui donnent une écrasante victoire à Faure GNASSINGBE.

Il est inutile d’épiloguer sur des chiffres dont la moindre analyse, s’appuyant sur des critères politiques, et non sur des élucubrations, conduit à démontrer qu’ils sont complètement faux !

En effet, parmi tous les observateurs, complaisamment relayés par la presse internationale qui fait chorus, tout le monde est fier d’annoncer sans produire la moindre analyse que Faure  Gnassingbé obtiendrait  1.243.044 voix soit 60,92% contre 692.584 soit 33,94% pour Jean-Pierre Fabre.
Quant au score des autres candidats inutile de les relayer, ils sont relégués dans les abysses.

Il est donc frappant de constater que personne ne cherche à analyser,  alors que le 14 octobre 2007 lors des élections législatives, selon les résultats officiels  le total des voix de l’UFC et des autres partis d’opposition était supérieur au total des voix du RPT, comment deux ans et demi après un véritable tsunami politique aurait creusé un écart de plus de 30% ?

Si encore la gouvernance de Faure Gnassingbé avait brillé par des actes concrets améliorant le quotidien de notre peuple, cela pourrait s’expliquer, mais nous togolais, sommes les mieux placés pour savoir que ce n’est pas le cas !

L’illustration la plus flagrante de cette parodie électorale est le seuil de suffrage indépassable, annoncé par le Ministre des Finances du gouvernement sortant au Président de OBUTS, au cours du débat  qui les opposait le 27 février sur AFRICA 24.

Par ailleurs la dénonciation portée, sur la base de ses propres constatations par Jean-Claude CODJO, représentant de l’UFC au sein de la CENI : « Il y a un manque de transparence et de crédibilité que je dénonce avec la dernière vigueur », plaide en faveur d’une manipulation électorale de grande envergure !

Dans leur précipitation à crier à la face de la communauté internationale, la victoire de leur « poulain », les falsificateurs se sentant surprotégés, n’ont même pas daigné publier au moins des résultats qui puissent apparaître à minima cohérents, en regard de la nouvelle donne politique qui serait issue du scrutin de 2007.

Des informations dignes de foi, qui corroborent celles que nous avons publiées eu égard au service informatique parallèle de la CENI, nous ont appris qu’un grand groupe de communication français, mondialement connu, a envoyé une équipe au Togo, sur commande d’un autre groupe français de dimension internationale, qui possède aujourd’hui de gros intérêts économiques au Togo, pour s’occuper de la communication du candidat Faure GNASSINGBE et du clan de l’ex-Président!

Cette équipe est à pied d’œuvre depuis plus de trois semaines, et il sera possible de vérifier la véracité de venue sur le territoire du Togo !
Cette information vient éclairer d’un jour nouveau le refus délibéré du gouvernement de recourir aux services du système V-SAT pour la transmission des résultats à la CENI, tels qu’exigés par l’Union Européenne !

Je m’inscris totalement en faux contre les résultats proclamés par la CENI et poursuivrai résolument le combat pour l’avènement de l’état de droit et des élections justes et transparentes au Togo.


DES COMMENTAIRES DE L’OBSERVATION ELECTORALE
La mission de la CEDEAO, dirigée par Babacar NDIAYE,  a jugé que «Le scrutin du 4 mars 2010 au Togo était libre et s'est déroulé dans une atmosphère apaisée», ce que nous ne contestons pas, puis a communiqué sur la question essentielle avec une subtilité familière à l’exercice diplomatique :  «De manière générale, le dépouillement, le décompte, l'annonce des résultats partiels au niveau des bureaux de vote ont été menés de manière transparente, consensuelle, et en présence des délégués des candidats, des observateurs et du public»,  tout en reconnaissant «des insuffisances relatives à la fiabilité et à l'authentification du bulletin de vote», regrettant que le numéro de série figurant sur la souche n'apparaisse pas sur le bulletin de vote une fois détaché, une «absence» qui est «susceptible de créer des problèmes d'authentification».

Dont acte ! La CEDEAO reconnaît publiquement la forfaiture et anticipe les désordres qui pourraient en résulter.
C’est précisément parce que le système a été organisé de la sorte ; au mépris des demandes des partis politiques et des partenaires du Togo qui ont contribué financièrement à l’organisation de ce scrutin ; (19 millions € rien que pour l’Union Européenne), que justement l’opération informatique parallèle a pu se dérouler en toute impunité, puisqu’une fois le scrutin clos, il n’existe aucun moyen de vérifier l’authenticité des bulletins présentés a posteriori, à un quelconque organisme de contrôle.

Par ailleurs, nous faisons aimablement remarquer à nos frères africains, observateurs de la CEDEAO, que les violences électorales au Togo, n’ont souvent pas précédé le scrutin ou ne sont survenues durant son déroulement, sauf dans les rares cas où comme en 2005 les forces de sécurité, ont été prises en flagrant délit de vol d’urnes dans les bureaux de vote, par des caméras de télévision !

C’est justement parce que jusqu’ici, on a délibérément volé sa victoire au peuple, après les scrutins qu’il y a eu escalade de la violence.  
Par ailleurs des informations dignes de foi, nous ont appris que des observateurs étrangers occidentaux, faussement « qualifiés de neutres », ont été amenés au Togo contre rémunération, pour attester si besoin était que le scrutin s’est déroulé dans les conditions les plus parfaites.
OBUTS condamne le silence et la duplicité de certains observateurs qui ont fait de leur mission une occasion de villégiature et une opportunité d’affaire.

DES ACTES DE VIOLENCE ELECTORALE DU POUVOIR
A la différence de 2005, en 2010, c’est le pouvoir de Faure GNASSINGBE qui instaure un climat de violence avec les arrestations arbitraires  jeudi de militants de l’UFC, samedi d’OBUTS, puis ce dimanche d’autres militants d’opposition, sans oublier les charges violentes de la police hier soir  devant l’ancienne résidence de l’Ambassade des Etats-Unis qui ont occasionné les blessures de Dahuku PERE ; puis celles de cette journée, avec comme point d’orgue l’arrestation arbitraire de brève durée de Jean-Pierre FABRE, en fin de matinée.
De nouveau, c’est Faure GNASSINGBE et ses séides, qui en 2010 créent délibérément un climat insurrectionnel qui n’augure rien de bon pour la quiétude et la tranquillité des populations !

DES MOYENS FINANCIERS DEPLOYES PAR LE CANDIDAT FAURE GNASSINGBE !
Comme il n’a pas échappé à certains observateurs internationaux qui s’en sont émus,  chacun peut utilement s’interroger  sur les milliards de Francs CFA dépensés par Faure GNASSINGBE dans cette campagne électorale, Radios, Télévisions privées, camions, déplacements en hélicoptère (quand on connaît le prix d’une heure de vol)…, et autres achats massifs de consciences entre autres.
Ces gens là sont capables de venir nous affirmer demain, la main sur le cœur, que le budget de Faure GNASSINGBE, s’inscrit dans la cadre des 50 millions de F CFA prévus par le Code électoral ! Une plaisanterie !
Mais plus encore, le peuple togolais peut légitimement se poser la question : d’où viennent ces milliards ?, en sachant pertinemment que poser la question c’est déjà y répondre !

APPEL A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE
Le Président sortant, déjà privé de légitimité électorale, en regard de toutes les turpitudes jusqu’ici constatées, ne pourra continuer à gouverner le Togo par la coercition et la violence, avec le dernier carré de « fidèles » favorable à sa politique, en continuant à voler les ressources du pays et en agressant des populations paisibles qui ne demandent qu’à travailler et à gagner leur vie !...

Cette affaire est désormais trop grave et dépasse largement le cadre du Togo !

Si le Secrétaire Général des Nations Unies, BAN KI-MOON, s’est cru obligé ce samedi  6 mars de publier un communiqué pour appeler  les dirigeants politiques du Togo et leurs partisans à rester calmes et à faire preuve de retenue après l'annonce des résultats provisoires de l'élection présidentielle par la CENI : « M. Ban appelle de nouveau les dirigeants politiques et leurs partisans à s'abstenir de tout acte qui pourrait compromettre la conclusion paisible du processus électoral », c’est qu’il dispose de sérieuses informations pouvant lui faire craindre le pire !

Par ailleurs quand : « Il appelle à traiter toutes les réclamations par le biais de moyens juridiques et institutionnels et exhorte à réexaminer et à traiter ces réclamations d'une manière juste et transparente », c’est qu’il a été parfaitement informé de la réalité de cette situation, et ne croit pas du tout aux assertions formulées en la matière par des membres du gouvernement sortant tels Pascal BODJONA ou Gilbert BAWARA !

OBUTS s’appuie sur « l’exhortation » du Secrétaire Général,  pour exiger le réexamen complet de l’ensemble des pièces et des actes administratifs du scrutin, sous surveillance internationale et celle de l’ensemble des partis politiques ayant présenté un candidat, et lance un vibrant appel aux Nations Unies, afin qu’elles acceptent, en cas de sérieux doutes, d’organiser un nouveau scrutin équitable et sincère pour permettre une véritable expression démocratique du peuple Togolais !


APPEL A TOUS LES TOGOLAIS !
Les manœuvres d’intimidation et de violence perpétrées jusqu’ici par le pouvoir, n’entameront pas notre détermination pour mener jusqu’au bout notre action politique pour faire triompher la Vérité, la Justice et la Liberté sur la Terre de nos Aïeux!
OBUTS demande aux populations togolaises de demeurer mobilisée pour suivre les mots d’ordre qui seront lancés dans les jours à venir !
Nous réitérons de tout cœur notre appel solennel à tous les Patriotes de quelque bord que ce soit du Togo et de sa diaspora, à demeurer résolument mobilisés et vigilants pour défendre les intérêts supérieurs du peuple Togolais partout où besoin sera.
La République est en péril et chaque fille et chaque fils du Togo doit œuvrer inlassablement et sans peur à son salut !
Vive la démocratie Togolaise, vive la République !
Lomé, le 7 mars 2010.
Pour OBUTS,
Le Président    National                                                                 
Agbéyomé KODJO.

 

Signez la Pétition:

Signez la Pétition:

Les vidéos de la campgne

Programme Politique

Soutenir OBUTS

Faire un don pour soutenir OBUTS.

Amount: 

Adhésion

election2010.jpg

Bulletin d'Information

Incrivez vous à notre bulletin d'information

Votre Nom & Prénoms:

Votre Email:



© ORGANISATION POUR BATIR DANS L'UNION UN TOGO SOLIDAIRE (OBUTS)