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LUTTE CONTRE LA TORTURE AU TOGO : UN NOUVEAU RÔLE DES NATIONS UNIES ? |
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Les mouvements citoyens du Togo ont appris avec étonnement que le Togo de Faure GNASSINGBE, qui depuis 2005 n’a pas satisfait aux standards internationaux en matière électorale et de respect des droits humains, demande aux Nations Unies de lui apporter une caution vertueuse et de l’aider à se faire une image de « parfait démocrate ». Il s’agit pour le Togo d’adhérer à la Convention de l’Onu sur la lutte contre la torture (Optional Protocol to the Convention Against Torture, OPCAT). Le Parlement togolais qui est loin d’être représentatif de la vérité des urnes, et dominé par les membres des partis au pouvoir, a ratifié sans surprise le 10 juillet 2010 cette demande d’adhésion sans que le Pouvoir de Lomé ait relâché les prisonniers politiques qui croupissent dans les prisons togolaises sans humanité.
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QUI DIT QU’IL N’Y A PAS DE DICTATURE AU TOGO ! |
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Entre le contrat antisocial et la migration politique choisie!  A l’occasion de la célébration de la fête nationale française du 14 juillet et au cours du défilé des troupes de 13 pays d’Afrique à Paris sur les Champs-Elysées, certains médias français [] n’hésitaient pas à faire leur « mea culpa » en rappelant pour ce qui est de la relation entre la France et l’Afrique francophone « que si le panorama n’est pas glorieux, il n’est pas sans espoir ». Ils ont aussitôt « blanchi » la France en affirmant, non sans parti pris que : « sur le plan politique il n’y a pas de dictatures dans les pays francophones », tout en légitimant auprès de ceux qui veulent bien les suivre dans la logique de la politique africaine de la France, hors du bon sens et empreinte de post-colonialisme : « qu’il y a des pays ou les fils succèdent à leurs pères, c’est le cas du Togo, c’est le cas du Gabon, cette tentation héréditaire dont certains craignent qu’elle atteigne le Sénégal. Il y a ces présidents désignés à vie comme au Cameroun ou au Tchad et puis il y a des réussites relatives comme au Bénin ou au Mali…». |
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Commission Vérité-Justice : pourquoi Faure ne peut pas réconcilier les Togolais |
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Une tribune de Kodjo Epou, journaliste togolais L’idée d’une Commission Vérité-Justice et Réconciliation (CVJR) est noble et agréable. Seulement, pour qu’un pays fasse des avancées sur cette voie après des années de dictature, il lui faut absolument un changement majeur porté par des figures nouvelles dans son paysage politique, économique et social, paysage dans lequel les responsables des crimes sont écartés et affaiblis (désarmés), leurs institutions éradiquées et leurs réseaux démantelés. C’est ça, le minimum qui doit être acquis par les victimes et survivants des atrocités avant qu’ils n’explorent – à leur convenance – une Commission Vérité-Justice et Réconciliation parmi les options disponibles.
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ANALYSE CVU DU 15 JUILLET 2010 JUGEMENT DE DISSOLUTION D’OBUTS DU 25 JUIN 2010 : VICES DE PROCEDURE ET IMMIXTION DE L’EXECUTIF DANS LE JUDICIAIRE |
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I – ANALYSE JURIDIQUE
Par sa décision N° 1639/200 du 25 juin 2010, le Tribunal de Première Instance de Première classe de Lomé a rendu un jugement à tout le moins contestable, par référence aux principes élémentaires qui régissent les lois et règlements de la République Togolaise. La décision judiciaire prononçant la dissolution de la formation politique OBUTS interpelle ainsi tous les juristes. Le CVU se donne d’analyser sur la forme et le fond cette décision judiciaire, et propose à l’opinion publique nationale et internationale, une lecture scrupuleuse dudit jugement.
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FAURE GNASSINGBE : FAIRE PAYER AU PEUPLE SA GESTION DÉSASTREUSE? |
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L’accélération du mouvement social au Togo ces dernières semaines vient d’agir comme un formidable révélateur de ce que le Collectif pour la Vérité des Urnes (CVU) et le Peuple togolais n’ont de cesse de dénoncer bien avant l’éclatement de la colère sociale actuelle. Il s’agit bien de la gestion calamiteuse des affaires de l’État par Faure GNASSINGBE et son équipe arrimée au système RPT durant les cinq dernières années. Le pilotage à vue a transformé le Togo en un pays défaillant, un pays endetté, un pays dépendant, un pays non souverain !
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LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES : Pratiques non-républicaines du Pouvoir togolais |
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Le Collectif pour la Vérité des Urnes (CVU) se félicite de la libération sans condition le 4 juillet 2010 d’Aimé APEDO, membre actif du parti OBUTS (Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire), arrêté arbitrairement le 2 juillet 2010 par les éléments du Colonel Massina de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR). Le CVU se réjouit de la mobilisation et de l’action collective menée par les médias de même que tous les mouvements citoyens et les associations des droits humains au Togo comme à l’extérieur du Togo ; qui ont désormais compris que ce sont les actions conjuguées et coordonnées qui obligent les forces de la répression et de l’obscurantisme à cesser leurs actions de kidnapping de civils togolais au point de prendre en otage tout un pays. Jusqu’ici la Communauté internationale se contentait de « laisser passer » ces procédés arbitraires, sans doute en raison de l’appréciation inconsciente et erronée, d’une différence de valeur entre un citoyen africain et un citoyen d’origine différente. Mais le Monde change et les opinions publiques aussi ! |
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Tentative de dissolution d’OBUTS : Incurie et cynisme politiques au sommet de l’Etat |
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LETTRE OUVERTE A PASCAL BODJONA Monsieur le Ministre, Face à des recoupements concordants, il apparaît que vous avez une grande part de responsabilité dans l’absence de séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire au Togo. Il semble même que dans le cas d’espèce que constitue la tentative de dissolution du parti politique OBUTS (Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire) reconnu légalement constitué par la décision N° E-003/10 du 1er Février 2010 de la Cour Constitutionnelle, votre personne ou vos services semblent systématiquement avoir une implication irrégulière, donc illégale et anticonstitutionnelle dans les procédures. |
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